Ecarts de salaire

2012

En 2012, le salaire horaire brut moyen féminin représente 91,4% du salaire horaire brut moyen masculin. Les salaires restent donc globalement inférieurs pour les femmes avec un écart de 8,6% en moyenne.


graphique éc. salarial 1.4

Dans le secteur de la construction et de l’agriculture où les femmes sont peu représentées et dans le secteur des activités extraterritoriales où elles sont fortement représentées, les femmes ont en moyenne des salaires légèrement supérieurs à ceux des hommes.

Dans tous les autres secteurs, le rapport des salaires horaires bruts moyens est en défaveur des femmes.

Les secteurs des services aux entreprises, des services collectifs et personnels, et de l’intermédiation financière enregistrent les scores les plus défavorables.

Dans ce dernier l’écart moyen est de 24% malgré le fait que les femmes y soient les femmes les mieux rémunérées de tout le secteur.

Le Luxembourg se situe plutôt bien en matière de gender pay gap dans l’Union européenne des vingt-sept puisqu’il est de 5,4% contre 16,7%.

L’écart de rémunération par tranches d’âge et par groupe de professions

Pour neutraliser une grande partie de l’effet des trajectoires professionnelles sur le niveau des salaires, et entre autres l’expérience professionnelle,  l’écart est calculé sur les jeunes actifs âgés entre 15 et 25 ans (tout juste sortis de l’école et pour leur première embauche : l’écart est de -2,6% en 2012 et il est en faveur des femmes.

Trois grands groupes de professions enregistrent des salaires horaires moyens à l’embauche plus élevés pour les femmes que pour les hommes.

Il s’agit des professions intermédiaires (-7,4%), des professions intellectuelles et scientifiques (-4,5%) et des postes de personnel de services et vendeurs de magasin et de marché (-1,8%).

graphique éc. salarial 3.4

Dans tous les autres groupes de professions, les écarts de salaire sont en faveur des hommes. On retrouve d’abord les postes à responsabilité, dont l’écart s’élève en moyenne à 5,2% en faveur des hommes.

Ensuite c’est dans les professions les plus masculines, demandant peu de qualifications, et où les niveaux de salaires sont généralement les plus bas du marché du travail que les écarts sont en faveur des hommes :

 les conducteurs d’installations et de machines et ouvriers de l’assemblage (8,5%), les agriculteurs et ouvriers de l’agriculture et de la pêche (2,7%), les artisans et ouvriers des métiers de type artisanal (2,6%) et les ouvriers et employés non qualifiés (1,9%).

Les employés administratifs font figure d’exception dans la mesure où ils enregistrent un écart de rémunération à l’embauche en faveur des hommes (4,4%) et une surreprésentation des femmes (56%).

graphique éc. salarial 4.4

Source: Centre d'études de populations, de pauvreté et de politiques socio-économiques CEPS/INSTEAD

  • Mis à jour le 03-11-2017